« Écoutez-nous ! »
« Bloquons les portes pour ouvrir le débat ! »
« Lycéens épuisés, avenirs brisés »
« Moins de destruction, plus d’éducation »
« Mon avenir est décidé par un robot : stop parcoursup ! »
Voici quelques slogans des lycéens et lycéennes de notre département. Ils dénoncent des effectifs surchargés, le manque de professeurs, les locaux vétustes ou inadaptés au changement climatique, la charge de travail, l’inégalité territoriale des conditions d’enseignement, la sélection scolaire qui les met en compétition, leur manque de perspectives d’avenir.
Quelle réponse reçoivent-ils ?
La répression : interpellations, gardes à vue, brutalités policières, fermeture des établissements, interdiction de se rassembler. C’est inacceptable.
Leur liberté d’expression est niée, leurs revendications invisibilisées par un traitement médiatique à charge, et leur sécurité physique est mise en danger par les forces de l’ordre qui devraient les protéger.
Pourtant dans notre département la plupart des mobilisations se passent sereinement, avec des barrages filtrants bien organisés, des rassemblements pacifiques ont eu lieu sans débordements devant les lycées de Hennebont, Locminé, Questembert, etc, on n’a à regretter aucun débordement.

La CGT Éduc’action défend l’État de droit !
- Fermeture des établissements
Le directeur académique a pris la décision de fermer les lycées qui ont été le lieu des plus fortes mobilisations, sans discussion avec les organisations syndicales.
Nous contestons la légitimité de cette décision :
Les lycéen·nes se plaignent de leurs conditions d’enseignement, on leur répond en leur faisant revivre un enseignement à distance qui, on le sait, a été très douloureux – et inégalitaire – pour beaucoup lors du confinement.
Et quelle égalité de traitement entre nos lycéen·nes, si certain·es subissent à nouveau ce triste épisode de leur scolarité, tandis que d’autres continuent à se rendre dans leurs établissements ?
- Arrêté préfectoral d’interdiction de rassemblements devant les lycées fermés
La CGT Éduc’action récuse cet arrêté qui bafoue la liberté d’expression des lycéen·nes. Dans le 29 un référé liberté a été déposé samedi 3 octobre auprès du tribunal administratif de Rennes pour annuler cet arrêté, les requérants ont obtenu gain de cause.
La CGT Éduc’action 56, associée à d’autres organisations, dépose au plus vite un référé liberté concernant l’arrêté qui a également frappé notre département. Les lycéen·nes doivent pouvoir se rassembler, s’exprimer, sans en être empêché·es par la brutalité d’une réponse policière disproportionnée, ou par des arrêtés qui visent à les confiner.
La CGT appelle l’ensemble des collègues à être présent·es toute la semaine devant les établissements afin de soutenir les élèves et d’assurer leur sécurité !
La CGT Éduc’action 56, appelle avec la CFDT Éducation 56, le SNFOLC 56, la 56, et Sud Education 56 :
À la grève le mardi 6 octobre
Et à des rassemblements :
À Vannes : 12h au port
À Lorient : 12h place de l’Hotel de ville
D’ici là, nous pouvons organiser une discussion avec les personnels au sein de chacun de nos établissements sur l’heure de midi (faites-le savoir via pronote) : nous ne pouvons plus rester simples spectateurs·trices !
Le 6 octobre la CGT sera aux côtés des lycéen·nes !
La CGT interprofessionnelle soutient les lycéens en défendant la légitimité de leurs revendications, en dénonçant un budget qui aggravera encore leurs conditions d’enseignement, en condamnant une répression de la jeunesse qu’elle juge sans précédent.

Lycées fermés, lycéen·nes confinés : enseignant·es contraints au distanciel ?
Dans une situation exceptionnelle, une forme de continuité pédagogique est proposée par l’administration pour garantir l’instruction obligatoire (Art. L. 131-1 et L. 122-1-1 du Code de l’Éducation), conduisant à garder le lien avec les élèves via l’Espace Numérique de Travail (ENT) ou PRONOTE. Pour autant, la CGT Éduc’Action rappelle que rien ne contraint réglementairement les personnels enseignants à dispenser des cours en visioconférence. Leur service est conçu pour un enseignement en présentiel.
Assurer cette continuité pédagogique oblige les personnels à remplir le cahier de texte numérique (circulaire n°2010-1 »6 du 6 septembre 2010, mais pas à se conformer à une manière d’enseigner imposée ou même suggérée par l’administration. À l’administration échoit l’organisation de la continuité pédagogique, mais les modalités d’enseignement relèvent de la liberté pédagogique de l’enseignant•e (art. L. 912-1-1)
La CGT Educ’Action met également en garde les collègues : l’usage banalisé de l’IA rend les personnels enseignants et les élèves très vulnérables face à la manipulation possible de leur voix et de leur image. L’Éducation Nationale n’a aucun moyen de nous garantir la sécurité qu’elle a pourtant le devoir d’assurer.


